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  • Le stress, une réalité pour tout un chacun
Trois quarts des Français (75%) estiment que le mot «stress» décrit le mieux la façon dont la plupart des gens vivent leur travail, selon un sondage de TNS Sofres en 2007. 91% des Français jugent que les gens souffrent davantage de stress dans le travail depuis quelques années.

Près d'un français sur deux est stressé, selon une enquête d'avril 2006 de TNS-Sofrès. Les évolutions et changements sociétaux, influant au niveau personnel comme professionnel, favorisent l'émergence de nombreux facteurs de stress.

Une majorité des populations occidentales se disent parfois ou souvent soumises au stress. Selon une enquête réalisée en septembre 2000, 72% des salariés ressentent du stress, 86% des cadres se sentent de plus en plus stressés (liaisons sociales - Manopower - CSA).

Le stress concerne notamment les étudiants et les personnes en activité, mais également les personnes au chômage comme les retraités.

Fatigues occasionnelles ou baisse passagère de la libido peuvent en découler, mais le stress peut aussi faire partie des facteurs entraînant ou alimentant tension artérielle, brûlures d'estomac, dorsalgies, insomnies, otites et même dépression par exemple.

  • Mais qu'est ce que le stress ?
Si le stress a une connotation négative auprès du grand public, c'est, à la base, une fonction vitale de l'organisme, qui lui permet de réagir face aux situations difficiles.
C'est le chercheur Hans SELYE qui a été l'un des pionniers à étudier scientifiquement cette réaction d'adaptation à l'environnement.

Le terme "stress" recouvre 3 composantes distinctes :
  1. les agents stressants, appelés "stresseurs",
  2. la réaction de stress chez la personne, physiologique comme psychologique, incluant l'évaluation du stresseur et les stratégies d'ajustement pour y faire face, ainsi que
  3. les conséquences
Le stress et ses conséquences
  • Les mécanismes du stress
La réaction de stress comprend 3 phases successives :
  1. Phase d'alerte : c'est la réaction d'urgence.
    Lorsque le cerveau évalue qu'il y a un danger, le corps produit des hormones comme l'adrénaline.
    Immédiatement, les rythmes cardiaques et respiratoires s'accélèrent, les muscles se tendent : notre corps se prépare à combattre ou à fuir...
    Ce qui n'est pas très à propos dans un bureau, par exemple !
  2. Phase de résistance : lorsque le danger subsiste, le corps se prépare à endurer, grâce aux glucocorticoïdes comme le cortisol, qui lui apportent l'énergie pour faire face et tenir bon.
  3. Phase d'épuisement : si la réaction continue de se prolonger, le corps s'épuise. C'est à ce moment que les défenses immunitaires s'affaiblissent et que le stress devient dangereux.
Ce n'est pas l'utile réaction d'adaptation aux situations difficiles qui pose problème, mais l'excès de stress récurrent, sans véritable période de récupération.
C'est ce stress permanent qui a des influences néfastes sur le système immunitaire.
Nous sommes inégaux face au stress : chaque personne perçoit le stress à sa façon et réagit différemment.
Il ne s'agit donc pas d'éliminer totalement tout stress, mais plutôt de mieux le gérer, c'est à dire d'adapter ses réactions au contexte, chacun à sa manière.
"Le stress, c'est la vie !" disait Hans SELYE.
  • Les conséquences du stress
Le coût du stress est important, pour la collectivité comme pour l'individu. Le constat est alarmant.
Le stress peut avoir comme conséquences :

des troubles psychologiques

La France est n°1 au monde en consommation de médicaments antidépresseurs et anxiolytiques. A haute dose, le stress active fortement l'anxiété, la dépression et l'agressivité - colère. De véritables troubles émotionnels peuvent apparaîtrent quand le stress devient récurrent. Au travail, on parle de Burn-out, sorte d'épuisement complet du salarié dû au stress excessif récurrent.

des maladies somatiques

Outre la dégradation de la qualité de vie et les incidences sur la santé que nous évoquions, le stress peut rendre malade et provoquer :

- des maladies cardio-vasculaires,

- des troubles musculo-squelettiques, comme les douleurs lombaires par exemple. Ils représentent 70% des maladies professionnelles en France !

- en cas de cancer déclaré, le stress peut parfois jouer un rôle dans l'évolution favorable ou défavorable de la maladie.

une lourde facture
Selon le Bureau International du Travail, le stress en France coûterait 3 à 4 % du PIB, soit 51 à 60 Milliards d'euros par an !
Le niveau de stress en entreprise a une incidence sur le taux d'absentéisme et les arrêts maladies, avec les conséquences financières que l'on connaît pour les caisses de la sécurité sociale.
On estime à plus de 200 milliards de dollars le coût direct et indirect du stress aux Etats-Unis !
  • Aujourd'hui, bien gérer son stress peut s'apprendre
Bonne nouvelle, il n'y a pas de fatalité !

Pour l’entreprise, on peut prévenir les risques psychosociaux et intervenir sur les facteurs générant du stress.
Pour l'individu, les interactions corps-esprit ont été mises en évidence scientifiquement, y compris dans le rôle qu'elles peuvent jouer dans des pathologies comme celles du cancer ou cardio-vasculaires.

Il n'y a pas de fatalité, ces interactions fonctionnent également dans le bon sens, pour améliorer votre bien-être, favoriser une meilleure santé, vous faire apprécier pleinement votre vie, être plus efficace, et tant d'autres bonnes surprises !

En réalité, il n'y a ni bon ni mauvais stress, mais différents niveaux de "réponse de stress", plus ou moins adaptés au contexte et à la personne qui la ressent, c'est le "trop" - voire "trop peu" - en fonction de la situation qui peut devenir problématique. Comme le dit le Dr Patrick Légeron à propos du stress en milieu professionnel, "c'est dans la gestion individuelle et collective qu'un équilibre satisfaisant de la performance sans souffrance peut être trouvé".
gérer son stress
Il existe des centaines de méthodes et d'approches différentes permettant de réduire et de gérer son stress, demandez le guide de la SFGS pour les découvrir.
Au lieu de subir ses réactions, on peut apprendre à les équilibrer pour améliorer son bien-être et favoriser une meilleure santé.

Le cerveau peut également activer une "réponse de relaxation", étudiée par le Dr H. BENSON.
Les réactions sont alors inversées : la respiration se fait plus calme et plus profonde, le coeur bat plus lentement, les muscles se détendent, le mental s'apaise... Parmi les pistes à explorer :

La respiration : il existe plusieurs façons apaisantes de respirer, qui ralentissent le métabolisme.

La relaxation : qu'elle soit musculaire comme dans la méthode Jacobson, ou bien mentale, comme dans le training autogène de Schultz, les techniques de relaxation apprennent à faire baisser, par soi-même, le niveau de tension et l'intensité de la réponse de stress.

Raisonner, agir et communiquer différemment : les thérapies comportementales et cognitives aident à prendre du recul afin d'intégrer des stratégies pratiques plus adaptées. Les techniques d'assertivité et de gestion des émotions apprennent à exprimer ses émotions et à s'affirmer sans agressivité.

Développer ses aptitudes au bien-être : certaines méthodes de développement personnel comme la méthode Vittoz ou la sophrologie, les disciplines comme le Yoga, apprennent à développer l'attention portée à ses capteurs sensoriels, afin de goûter pleinement l'instant présent.

L'hygiène de vie : une activité physique régulière, le respect de ses rythmes biologiques pour un sommeil réparateur et une alimentation équilibrée, assurent une meilleure résistance au stress. Son réseau d'amis... L'humour... Tout autant !

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